Mardi 4 novembre 2008 à 4:22
C'est lorsque je ferme les yeux et lorsque l'air pollué empli mes poumons que les mots me viennent. Par centaines, par millers, ils s'entrechoquent en mon esprit, créant, l'espace d'une seconde, une phrase harmonieuse, pour ensuite éclater en mille et un chemins différents. Et pourtant, lorsque ma main tremblante s'empare de ma fidèle plume, l'encre se fait invisible et mes doigts gèlent de par le trop plein de lettres qui se chamaillent pour être couchées. Depuis des nuits que je tente d'asphyxier mes émotions, j'entaille le bout de mes doigts de ma plume acérée pour faire de ce sacrifice l'encre de mes pensées enfiévrées. Même si étouffées, toutes les émotions ont passé par ce coeur rejeté, tous les scénarios ont joué comme des pièces baroques dans le théâtre excentré de mes yeux clos. Mon esprit en est exténué, vide comme cette pompe sanguine. Je suis sevrée, n'ais plus peur. Délivre-moi de ma souffrance. Tiens ta promesse, fais ce qu'il y a à faire. Jette le tableau au feu. J'en repeindrai un autre dans une nouvelle étreinte.
I forgive you for everything, now if you please, one last time, take my hand on this quill so we can finish writing the chapter of our story. As you promised.
Publié par princesse-de-porcelaine