Mardi 25 novembre 2008 à 2:51

I could let your hands caress this white and smooth back one more time.
I could let you ease the thirst of your mouth on those open lips again.
I could let your fingers run through those long and soft curls.
I could let your head nest in this warm and long neck.
I could let your eyes embrace it naked all at once.
I could let your arms lift this light body.
I could let you and only you.
But that's not enough.
What you want is
something I
lost.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e7/Cupid_with_a_Butterfly-LAmour_au_papillon.jpg/351px-Cupid_with_a_Butterfly-LAmour_au_papillon.jpg







































As for the rest...it is yours to take.
 

Publié par princesse-de-porcelaine

Lundi 10 novembre 2008 à 6:16

Mon coeur qui semble vouloir défoncer ma porcelaine chatouille le bord de mes lèvres: c'est fini. Les ailes que son amour avait fait pousser sur mon corps opalescent se sont, lorsque ses sentiments s'évanouirent, métamorphosées en chaînes liant mes poignets fragiles. Aujourd'hui, quand il me les retira enfin, ma porcelaine s'en cassa par endroit, douleur vive comme la lave qui fait ruisseller mon visage. C'est la souffrance nécéssaire à ma délivrance, cependant, j'ai perdu quelque chose en me libérant...mon innocence. Il n'a finalement pas été différent des autres; il cracha sur mon coeur naïvement ouvert comme tous les autres.Une fois de trop pour celui-ci. Comme puis-je croire à nouveau? Le nombre des larmes qui pleuvent sur cette feuille de papier n'a d'égal que les souvenirs à tout jamais perdus en refermant notre livre sur eux. Je sais et j'ai toujours su quelque part au profond de moi que nous n'étions pas faits pour être ensemble, mais aujourd'hui, c'est le coup de grâce sur ce qui était malgré tout un amour véritable. Un bonheur avorté nécéssairement. Je rends grâce au ciel pour ma liberté rendue, même au prix cher de ma foi en l'amour: mon pinceau. Il a jeté notre oeuvre damnée aux flammes, pourrais-je réellement en repeindre une autre? Certainement, mais plus jamais avec la couleur mirifique de l'innocence.

Publié par princesse-de-porcelaine

Mardi 4 novembre 2008 à 4:22

C'est lorsque je ferme les yeux et lorsque l'air pollué empli mes poumons que les mots me viennent. Par centaines, par millers, ils s'entrechoquent en mon esprit, créant, l'espace d'une seconde, une phrase harmonieuse, pour ensuite éclater en mille et un chemins différents. Et pourtant, lorsque ma main tremblante s'empare de ma fidèle plume, l'encre se fait invisible et mes doigts gèlent de par le trop plein de lettres qui se chamaillent pour être couchées. Depuis des nuits que je tente d'asphyxier mes émotions, j'entaille le bout de mes doigts de ma plume acérée pour faire de ce sacrifice l'encre de mes pensées enfiévrées. Même si étouffées, toutes les émotions ont passé par ce coeur rejeté, tous les scénarios ont joué comme des pièces baroques dans le théâtre excentré de mes yeux clos. Mon esprit en est exténué, vide comme cette pompe sanguine. Je suis sevrée, n'ais plus peur. Délivre-moi de ma souffrance. Tiens ta promesse, fais ce qu'il y a à faire. Jette le tableau au feu. J'en repeindrai un autre dans une nouvelle étreinte.

http://i34.tinypic.com/cnhaf.jpg

I forgive you for everything, now if you please, one last time, take my hand on this quill so we can finish writing the chapter of our story. As you promised.

Publié par princesse-de-porcelaine

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