Jeudi 31 janvier 2008 à 4:08

I feel...hopeless



Publié par princesse-de-porcelaine

Mercredi 30 janvier 2008 à 5:01

Des milliers de fois le sablier de glace s'est retourné sur lui-même; encore à cette minute je suis devant les mêmes cartes, les mêmes rois lâches, les mêmes dames effacées, les mêmes valets indifférents. Des dizaines de milliers de secondes se sont écoulées, mes mains toutes aussi tremblantes et mes lèvres toutes aussi salées par les larmes de l'enfant-femme prisonnière de son corps. J'en perds le souffle, l'envie de me battre, l'envie d'être. Aussi élevée sur mon trône de plumes lactées, les pierres lancées par les Ogres, teintes de mon pire poison, peuvent m'atteindre droit au coeur. Un combat qui dure depuis des milliards de grains de sable écoulées, un combat acharné, sans merci, secret et cruel; une guerre sanglante au plus profond de mon âme, là où je n'ose pas même poser les yeux; je perds bataille sur bataille, assaillie de toute part. C'est une blessure viscérale aux tons de chair et de pourriture, une terrible honte, une atteinte à la femme que j'essais d'être, si violente qu'un simple souffle de mots vers elle me jette dans les plus noirs abîmes, dans les plus pires douleurs, dans les plus irrépressibles désespoirs. Un duel entre le cancer psychologique et la femme qui ne demande qu'à naître, une plante morte-vivante et venimeuse qui envahit mon jardin secret jusque dans les moindres recoins, à croire que sans elle, je n'existerais pas; voilà la base de tout mes faits et gestes, mes dires et écrits, mes amours et haines, voilà aussi la plus honteuse des choses à admettre. Et me voilà, à genoux au point que j'en ai oublier comment marcher, à genoux devant un paquet de cartes étalées devant mon être,  lampe de mercure entourée de plumes noires. Mon château de cartes, péniblement bâti, mon château de cartes, le fragile peu d'estime difficilement, lentement construit, écrasé une énième fois, à reconstruire, pour être détruit à nouveau...Je regarde les cartes étalées de mes émeraudes aux écrins écarlate, je les regarde,

pétrifiée

brisée

disloquée

 anéantie

 foudroyée.

Publié par princesse-de-porcelaine

Samedi 26 janvier 2008 à 6:08

Yesterday I saw you, yesterday for the first time. Of my dark night you appeared the shining star more than ever.
I saw behind those hazelnut eyes this precious piece of absolute purity, this wondrous and rare jewel that one might not ever find in one life; tears came in my inner eyes, those eyes saw like never before. A new light came upon your being, your face, your lips, I saw colours of sublime and dream, I felt warm, so warm inside...
Something happened, something electric, O dearest, aren't we bound together, with the tight threads of light?
This body of you hides something so much more magical, this soul of yours, magnificience. Your eyes will never be the same to me. I see now the true softness of your gaze, shining like the star you are, beautiful and velvet hazelnut eyes. Your aroma never has been so synonym of perfect serenity, your kisses like curing blessings of infinite tenderness, your gentle hands on my white shivering skin like smooth ecstasy.

I love you. Because you are...my shining star.




Publié par princesse-de-porcelaine

Dimanche 20 janvier 2008 à 4:49

Je regarde la mer, ses vagues caressant le sable teinté de gris par le soleil enfuit. Combien de fois me suis-je perdue à la regarder ainsi, de mes yeux intérieurs, le coeur serré? Je vois le temps fuir, une réalité par trop tragique, la réalité des temps perdus...Adieu, Adieu belle époque, que les vagues t'emportent, je jette mon espoir futile dans l'océan, je me détourne, la tête basse, les larmes invisibles qui rendent ma bouche salée. Mon amour est ailleurs, pourtant un morceau de mon coeur est resté sur la plage; les vagues le dévoreront. Je serre une rose aux épines de diamant, je la serre fort de mes mains d'albâtre, le sang se verse, dernière offrande à mon affection toute spéciale. Nous eûmes un temps à nous, bien plus beau que tout, à la mesure du supplice de notre scission. Ma main liliale s'est bel et bien tentée à attraper la tienne, mais je fais face à la réalité, je suis une poupée humaine craquelée, qui malgré tout son attachement ne peut rien faire au fait qu'elle a perdu tout attrait, qu'elle n'inspire plus que malaise et déception, désintéressement et ennui. Je serre mes côtes de mes bras lactés, enfonce mes ongles dans cette chair maudite, retiens un sanglot de chagrin, l'impuissance de ma condition tenaille ma poitrine; tant de sentiments sincères qui s'échappent de mes doigts d'une manière morne, qui ne leur sont pas fidèle. J'abandonne, tout est perdu, et les pages ont tournés, quoique la nôtre a le coin plié. Mon coeur n'est plus mien, il bat pour un slave du sud, il le vénère, même si marqué de notre histoire. Même si ce qui autrefois t'a attaché à mon être ne s'était pas éteint, il n'y a pas de place pour une autre passion, aussi terriblement sublime qu'elle ait pu l'être, dans ce joyau cardiaque qu'est le mien, c'est ce que je réalise, plus tard que toi, trop tard, comme toujours avec ma naïveté romanesque. Je ris de mon absurdité à avoir crut que nos retrouvailles auraient pu engendrer un quelconque sentiment d'amitié.

Comme avec tous les autres, il y a ce gouffre entre nous

Publié par princesse-de-porcelaine

Samedi 19 janvier 2008 à 1:28

Du bout des doigts, touchés, les lèvres, seulement frôlées. Un coeur s'y déchire en deux, saignant; le sang ne sèche pas. Violent dans la sérénité, ardent dans la cécité. Un rideau de velours humain s'est abaissé sur la scène, un fantôme hésitant se risque à ne le soulever rien qu'un peu, larmes de blessures infectées. Les chemins, séparés, se retrouvent, pourtant séparés de ce gouffre, éternel, inévitable gouffre, une bactérie tenace. Cette entaille qui ne s'est jamais fait cicatrice, le pansement de dentelle n'a fait que la cacher, sous lui elle s'est infectée, approfondie, le miel a engourdi le martyr, mais la pourriture est toujours là, malédiction d'une âme transpercée et des entrailles déchiquetées par les dents d'une passion avortée. Lorsque le chocolat fondit dans le rayon de soleil, des inscriptions gravées, un lien invisible et indestructible, quoique plus tard tailladé. Une cruelle fantaisie que d'avoir essayer de se tenir ensemble, en équilibre, sur le fil de soie qui sépare l'amitié de l'amour. Aujourd'hui, regards pers et chocolat, sibériens quoique mouvants dans le malaise, l'un priant Dieu de l'éloigner du mal, l'autre voilé, voilé et toujours aussi sybillin, sybillin derrière le chocolat...

Publié par princesse-de-porcelaine

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | Page suivante >>

Créer un podcast