Jeudi 29 novembre 2007 à 2:03

Alors qu'à mon coeur désolé seule la mort semblait pouvoir apaiser mon mal de persister en ce monde, alors qu'à mon âme égarée dans les abîmes la lumière ne semblait éclairer que l'absence de raison de vivre, qu'à mon esprit martyrisé exister n'avait plus de sens, je n'ai trouvé le salut que d'une manière. L'absolutisme. Ayant peut-être un peu de Ludwig II en moi, ma vie ne fut plus désormais que symboles, magie et aspirations. De ce qui me blessât jusqu'à ce que je n'ai plus de sang à répandre, je fis mon némésis, d'en être le plus parfait contraire je fis mon point d'honneur. Du jour au lendemain, j'arrachai à coup de larmes ce qui me retenait encore faiblement, je me détachai du commun, en voyant là la seule cure qui me fut possible. Pour survivre, que dis-je, j'attachai l'opposé de l'ignorance et de la vulgarité, de la médiocrité, à ce dolent coeur indistinctement. Me battre contre ce qui me tuât un peu, c'était la seule excuse valable de respirer encore cet air qui me rendait malade. De la pureté, de l'élégance, de la raison, de l'absolu, de l'élévation, je répétai les hymnes et les grava profondément dans mon coeur, comme un sort magique destiné à le faire battre encore un peu. Si le commun m'avait cruellement persécuté, ce ne pouvait être de ma faute, moi qui les aimaient, qui de toute ma jeunesse confuse, leur donnai mon coeur innocemment! Ce ne pouvait qu'être le commun qui eu tort, et d'être aussi basse qu'eux je me devais de ne jamais devenir. Je les pris comme modèles parfaits de ce qu'il me fallait opposer pour avoir la force de survivre, la force de nager dans des eaux polluées par la souillure infâme qu'eux et leurs semblables étaient. Je ne pouvais qu'accepter mon existence au travers d'un voile de miel, de pureté, de différence. Je ne pouvais être en sureté, qu'à des millions d'années-lumières de cette crasse humaine! Même s'il me fallait presque les frôler de ma peau tenue loin du soleil depuis...Alors je rencontrai un être qui, comme moi, ne pouvait se résoudre à de telles bassesses. Ainsi comprise et soutenue, la philosophie essentielle à ma survie que j'adoptai ne s'ancra que plus profondément dans cette âme véritable que la mienne. De jour en jour, et à mon grand plaisir, je me sentis moins humaine. Car ma perception de l'humanité n'est que celle qu'elle se donne en notre ère pathétique, celle d'animale. J'étais ainsi satisfaite, que les regards de ces sots de pervers et d'ignorants me trouvent ridicule ou pas assez "femme" (faites-moi rire), j'étais à une infinie distance d'y accorder de l'importance! Je me disais, s'ils ne m'apprécient pas, c'est qu'ils sont inférieurs, de leurs vils instincts ils ne savent pas apprécier la vraie beauté, seule celle, pâle et sans valeur, de longues jambes fines et de poitrines généreuses pouvait être assez simple pour les intéresser. Qu'avais-je à faire de tels animaux, lorsque la seule personne dont l'esprit fut assez de qualité pour tenir en bride son "ça" embrassait ma main de ses lèvres chastes et mon corps nu de ses yeux suréminents? Une personne comme celle-là valait bien toutes les milliers d'insectes répugnants que je croisais à chaque jour sans jamais leur accorder l'honneur d'un de mes regards de mer, enveloppée dans mon drapeau de vérité, de lumière, de vraie beauté; et puis de toute façon, s'ils me regardaient, n'était-ce pas seulement qu'après avoir parcouru la foule de leurs yeux sauvages pour trouver quelque viande qui put plaire à leurs hormones dégoûtantes, conscients de ceci ou pas? Ils pourrissaient sans raison dans leur boue, je flottais de nuage en nuage, heureuse d'avoir ce qui était pour moi tout simplement un ange pour m'aimer, pour...m'apprécier, que dis-je! Oui, pour apprécier cette peau si blanche qui aurait pu en désintéresser plus d'un, apprécier cette poitrine délicate digne d'une très jeune vestale, apprécier ces mains fines, apprécier ces traits différents! Oui, ciel, un être qui avait la supériorité de dédaigner ces attraits insignifiants! Pouvais-je croire cette appréciation venant d'un tel être? S'il devait avoir en piètre estime ces appas vide d'importance autre que pour les animaux qui ne pouvaient être intéressé physiquement qu'à la sexualité plutôt qu'à la sensualité, je le pouvais bien. Il était pur, il ne pouvait me comparer, j'étais la seule, comment ne pas se sentir en confiance? Hélas, notre destin devait s'achever un jour ou l'autre, de mon rêve de dentelles, de romantisme et d'absolu je fus expulsée. Cela n'était pas la vie, je n'avais pas la royauté de Ludwig II pour vivre mon rêve, de descendre de mes nuages merveilleux je fus obligée.

Encore légèrement souffrante de ma chute, ma porcelaine craquelée, je rencontrai un être curieux, un être qui me tendit la main lui aussi, un être franc dont l'authenticité m'attira infailliblement, dont la sécurité qu'il semblait dégager je me trouvai à désirer plus que toute autre chose. En prenant cette main qui s'offrait à moi, j'étais consciente que nos différences étaient considérables, que moi, créature de rêve et de ciel, que lui, créature de réalité et de terre, ce serait un mariage paradoxal, l'union des opposés. De cet être que j'aurais pu dédaigner et définitivement ignorer des lunes plutôt, mon coeur vit la valeur incommensurable, mon âme semblait être apaisée. Je me blottis contre sa poitrine et espérait innocemment un bonheur sans taches. Il sentait bon la vérité, mais sa bouche était presque libertine, ses yeux déjà usés et son esprit éclaboussé par ce qui me faisait peur plus que tout au monde...Son amour était franc, véritable, certainement plus puissant que celui qui m'avait tendu la main plus tôt! Je lui pardonnai ses différences qui étaient celles-là même que mes armes de pureté et d'élégance avaient combattues maintes et maintes fois par le passé qui était encore tout proche. Mon coeur à la fois en sécurité et constamment en train de me tenailler l'aime, que puis-je y faire? Que mon esprit confus soit choqué par ce presque passage au camp ennemi, je dois passer au-dessus. Mon âme, mon corps même entrainés au rejet de la drogue, de l'alcool, du libertinage, de la vulgarité, doit maintenant se sevrer de ce sérum auquel il est dépendant, c'est-à-dire le combat contre ceux-ci! Je n'ai survécu que par le combat, j'ai empêcher ma souffrance de me donner le coup de grâce par l'offensive, en faisant de ma moralité le support de mon existence! Foncer aveuglément dans la foule et balancer l'épée flamboyante de la vertu, c'était si indispensable et naturel que cela fait partie de moi autant que respirer! Oui, la vertu, cher lecteur, la vertu...la vertu, la vertu, et encore la vertu, quoi de plus noble, de plus juste, de plus saint, de plus beau! Et pourtant, ce qui pendant si longtemps m'apparu comme le plus légitime, ce qui me sauva du suicide, ce qui me supporta pendant les moments difficiles, je dois maintenant apprendre à ne plus le défendre, je dois ammollir mon esprit! Ce que je dois faire est un travail herculéen, c'est me demander de tuer une partie de moi-même, un peu comme assassiner son propre parent. Pour la vertu, je me transformai en Jeanne d'Arc, maintenant pour la vertu, je pourrais brûler mon coeur au bûcher. Mon bien-aimé me répète qu'il est ridicule de s'enflammer comme je le fais, mais s'il lisait ceci, comprendrait-il?

Ce qui de mon coeur romantique est empli d'amour et d'admiration ne semble toujours être que ridicule à ses yeux, c'est le prix à payer pour nos différences dans l'amour.

Publié par princesse-de-porcelaine

Dimanche 25 novembre 2007 à 16:08

There will be times, in the day to day life of every Princess where she finds cause for doubt. Some little thing, a careless word or misunderstanding, a day where the world can seem too heavy for your pretty shoulders, these things make us loose a little faith in life, doubt ourselves and the goodness of others. It is a sad fact that as positive as we are, as good and kind and sweet, bad things will still happen and not every day is perfect.

A little voice exists inside your head, it speaks down to you like a maiden aunt, tells you that you are not beautiful or special. This voice does its best to wash away your smile and convince you of the evil of the world. It will point out each mistake you make, each cruelty visited apon you and state the world is a nasty mean place, thus you must be nasty and mean to survive. Even though you reassure yourself, this niggling doubt, like a worm in a sweet fruit can tarnish your state of mind and bring about a bitterness to that which you previously loved.

I assure you this, none of us are completely free from self-doubt (unless they be witless, now there is something to envy!) even the most serene and composed of Princesses will sometimes cry behind closed doors, sometimes walk about with a grey cloud above her coiffure. This does not make them any less pure of heart, it does not mean that their bright sunny days are a mirage to hide the rain. It simply shows that we are all beings with emotions, feelings and a sensitivity to the outside world. Sometimes seeing the beauty in others, means you also must share their pain. A true Princess is not immune to bad days, cruel words and dark feelings. She is, however, above them.

So how does one step above it? First, you must acknowledge it. Be fully aware of your state of mind, your mood and its causes. Understand and accept these feelings and allow yourself to witness them, forgive yourself for your doubt and try to understand it. Once you have passed this, accepted the fact that you have given in to that maiden aunt a little too much lately, then hold your head high. Deep down inside, in your secret heart you know who you are. You know that you are special, beautiful, royal and worthy of a Princess's due. Sometimes it just takes a little inspiration to bring this out.

Inspiration is the key to waking your inner Princess, your sleeping beauty. More powerful than a Prince's kiss, it comes from without and also within. To be clear, it is using the beauty the world provides to uplift the spirit. Most likely you already know a few things that inspire you, a certain artist, a magical song, the scent of rain or flowers or grass. I encourage you to find more. Inspiration can come from seemingly insignificant acts, little pleasures of life. It can come from grand romances, tragic stories. Nature grants us inspiration every day, take a slow walk outside, in the park or through the streets and be fully aware of all around you. Find the things in life that make you feel like a Princess, whether this is a handwritten letter, a cup of scented tea, a manicure, relaxing to your favourite music. Create a world for yourself in which you are surrounded by that which inspires you.

Inspiration comes most strongly, most headily when its source is new. Try to discover something new each day, learn a new skill even a new word or name. Open an encyclopedia and read the first thing that catches your eye, then follow that train to read other similar subjects. Try something you have never tried before but always wanted too, cook a new dish, try an exotic fruit or tea. Read a faery tale from a far away country. Learn the words to a song in another language. There are no rules for finding inspiration, simply find that which calls to you and makes you feel alive.

Take each day as it comes, they might not all be sunny and bright. The way in which you respond the bitter things in life is your choice alone. You may let them submerge you, give in to doubt or hopelessness, or you may find a little shining star of inspiration. Let it fill you with wonder and carry you high above these worries and cares.

Publié par princesse-de-porcelaine

Jeudi 8 novembre 2007 à 2:55

J'ai découvert une profondeur de plus sur la géographie corporelle que Dieu a bien voulut me donner. J'aime à croire que lorsque qu'Il m'a dessiné, crée, tendrement avec son amour divinement paternel, j'aime à croire qu'Il avait un sourire d'amour au coin des lèvres, comme un maître créateur de poupée dresse les plans du chef d'oeuvre qu'il s'apprête à porter au jour. J'aime à penser qu'Il savait le trouble auquel je devrais faire face une fois née, mais qu'Il le faisait avant tout pour moi. J'ai appris aujourd'hui qu'Il m'a donné une chance; j'ai compris un peu plus clairement pourquoi je m'extasie devant les nus appartenant à ce Passé qui m'est si cher. Et pourquoi, justement, enfin, en partie, il m'est si cher. J'ai lu un livre, je me suis répondue.

Et voilà que je veux, sur ce blog dont vous êtes si peu, ô si peu à connaître l'existence secrète, décrire mon corps comme je le vois. C'est très personnel, mais ce blog n'est-il pas le meilleur endroit pour exprimer mes pensées anonymes?

J'aime mon dos; c'est qu'on m'a dit qu'il avait la douceur du satin, la couleur du lys et la forme digne de Vénus.

J'aime mes mains; car c'est cette partie de mon corps qui reçoit le plus de compliments, de par leur blancheur, leur finesse et leur grâce.

J'aime mes yeux; c'est qu'on m'a dit que leur couleur jamais pareille a l'éclat de l'émeraude, la couleur de la brume et les reflets de la mer. C'est qu'aussi, on m'a dit apprécier leur expression et leur vie.

J'aime mes épaules; c'est qu'on m'a fait remarquer leur rondeur sensuelle, l'ivoire de leur éclat et leur douceur délicate.

J'aime mon cou; c'est qu'on y a complimenté le port gracile et la blancheur de porcelaine.

J'en viens donc à la conclusion que j'aime tout ce qui est sensuel et non sexuel en ce qui a trait à ce corps. J'en conclus aussi que j'aime ces parties dû aux remarques que les très peu nombreux hommes, qu'ils soit paternels, amis ou amants, ont bien voulu me donner.

Je n'aime pas du tout mes cuisses, mes seins, mes fesses, mes mollets, le mont de Vénus. Ais-je besoin de dire pourquoi? Voit-on le contraire entre ceci et ce que j'aime? Y a-t-il un lien entre mon inextricable haine de l'hypersexualisation? Un rapport entre mon amour des femmes nues datant des siècles passés? Le paradoxe? Y voit-on pourquoi j'ai peur des hommes, qui pour la plupart ne voient que ce que je n'aime pas chez moi? Y voit-on pourquoi j'aime les hommes élégants et intellectuels qui accordent plus d'importance à la sensualité d'un cou qu'au galbe excitant d'une fesse? Y voit-on pourquoi je me passionne pour la mode japonaise, où les femmes n'ont pas leur plus grand atout dans ces parties charnelles? Y voit-on pourquoi je fuis la mode occidentale comme la peste? Le modèle occidental de la femme? Y voit-on pourquoi j'ai ce charactère enfantin, parsemé ici et là d'idées élégantes, mais jamais d'attitude suggérant la sexualité? Y voit-on mon obsession pour le rêve? Y voit-on ma passion pour la culture, pour l'intelligence, pour tout ce qui peut s'apprécier autant que le physique, et qui pourtant a plus de valeur?

Je me décortique, m'analyze, plonge dans l'introspection. Dieu m'a crée ainsi, Il voulait certainement créer quelque chose d'autre qu'une simple femme. Je suis certaine que de là haut, Il m'observe et sourit avec indulgence, infini amour et tendresse. Je suis certaine qu'Il me trouve magnifique et qu'Il est fier de moi, de me voir sortir de mon cocon de miel. 

Publié par princesse-de-porcelaine

Mercredi 7 novembre 2007 à 2:52

Si parfois en mon for intérieur rage quelques amertumes, je ne puis nier ce vide, ce silencieux mais déchirant appel. Je nous sens comme sur une montagne russe. Si différents, mais bien peu de choses suffit à nous unir. Je ne sais pas pourquoi c'est nul autre part que dans ses bras que je sens être ma place, la vie fait drôlement les choses, mais j'aime à croire qu'elle les fait bien. C'est un sentiment vraiment étrange, mais bizarrement excitant. Je suis une à peine plus qu'une enfant, et lui un adulte,  mais qu'est-ce que cela? Indubitablement, je m'attache, lentement mais sûrement, avec une force dont je n'ose pas même entrevoir! Oh Seigneur, dites-moi en quoi vous m'avez lancée! C'est une danse bien peu ordinaire, c'est presque frivole, c'est insouciant, c'est avancer petit pas par petit pas, en ne voulant jeter un regard qu'au pied mouvant, par peur de trébucher, de s'évanouir, de vouloir s'enfuir! Qu'est-ce que ce tourbillon aveugle, cet amour malicieux, qui joue si bien son jeu? Je veux bien sourire et avoir confiance, mais Dieu sait que je suis une lampe de mercure, malgré les roses rouges qui de leurs tiges épineuses enlacent l'argent. Je suis un fruit carmin gâté malgré son goût sucré, quel autre mot puis-je employer sinon amertumes, pour décrire ces enfantines pensées bien illusoires qui me piquent l'esprit de temps à autres? Lui et moi, eau et feu, feu et eau, nos sentiments sont-ils aussi fort que nos différences? Je préfère bien croire que nous nous complétons. Qu'il touche mes doigts du bout des siens, qu'il m'enserre dans la glace et puis me jette au feu de son penchant, je n'ai aucune idée de ce qui se passe, ais-je jamais été aussi consciente de mon inconscience? J'ose espérer qu'il sait plus que moi ce qu'il fait, mais ma foi, j'en doute. La simplicité de la situation me rend confuse, j'aimerais bien me contenter d'être heureuse et de sourire à mon infantilisme, mais je suis le paradoxe, le sucré toxique, le poison délicieux! Oh ciel, rien n'est visible, je vogue et les vagues m'emportent où je ne sais, voudrais-je vraiment le savoir, mon Dieu? Gardez loin de moi toute idée de ce qui m'attend, je l'aime et ne veux me préoccuper de rien d'autre que de cette bénédiction, je ne veux qu'aimer toujours plus et faire tout ce que je peux, de ma sincérité et de ma tendresse bien juvénile, pour lui assurer le confort de ses pensées et de son âme qui me sont plus toujours plus chers à chaque soupir embrassé.

Publié par princesse-de-porcelaine

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